
Le gouvernement algérien a mis en place un cahier des charges concernant l’exploitation de salles de cinéma et multiplexes sur le territoire.
Avec pour objectif de structurer et régulariser l’exploitation cinématographique, ce cahier des charges instaure de nombreuses règles aux professionnels du secteur. Désormais, toute salle est « soumise à l’obtention d’une autorisation d’exercice » délivrée par le Centre national du cinéma. Une commission sera chargée du contrôle des salles et de leur classement.
Parmi les mesures prises par le gouvernement, les salles et multiplexes « doivent répondre aux normes architecturales et techniques […], notamment en ce qui concerne les niveaux d’inclinaison des fauteuils, les aménagements en termes d’accès et de sanitaires, l’acoustique, les équipements de projection et toutes les normes garantissant le confort aux spectateurs ». En imposant un standard de sécurité, de confort et de normes techniques, le gouvernement souhaite moderniser le parc de salles du territoire.
Pour comprendre la situation de salles de cinéma en Algérie, la journaliste Safia Ayache a fait un état des lieux du secteur en 2021 pour Le Monde. Dans son article, elle décrit notamment la disparition des salles qui sont passées d’une cinquantaine à Alger en 1962 à seulement une dizaine. Un chercheur interrogé, Ammar Kessab, décrit aussi leur vétusté : Elles ont non seulement perdu leurs configurations originelles, à cause des travaux anarchiques entrepris par les commerçants, mais elles sont pour la plupart délabrées, voire détruites, à cause du manque d’entretien ».






