Maroc/ Cinq réalisateurs capturent le quotidien pendant le confinement

La période de confinement a été propice à la création pour plusieurs réalisateurs méditerranéens. Au Maroc, le studio créatif JAWJAB, en partenariat avec l’organisation International Media Support, a voulu inciter les cinéastes à s’exprimer sur cet épisode.

JAWJAB confinement

Le directeur général adjoint chez JAWJAB, Younes Lazrak, a déclaré que le but de ce projet, était de documenter le point de vue des artistes à travers leurs images. Mais aussi que « Depuis sa création, le credo de JAWJAB est de questionner la société dans laquelle nous vivons. Cette mission prend d’autant plus de sens durant cette parenthèse particulière que nous vivons, car il s’agit pour nous de recréer du lien social, reconnecter les gens, susciter des émotions, des questionnements ».
Hicham Lasri, Raja Saddiki, Hassan Ouazzani, Mohamed Achaour et Mohamed Mouftakir se sont ainsi prêtés à l’exercice. Chacun a eu une semaine pour réaliser son court-métrage.

Hero de Mohamed Achaour. C’est à travers les yeux de son fils que le réalisateur a décidé de parler des effets du confinement. Son fil rouge était de savoir « Comment nos plus jeunes enfants vivent-ils le confinement et en sont-ils conscients ? »

The Kids d’Hicham Lasri. Par le biais d’un dialogue sans réponse, le cinéaste a choisi de montrer la solitude qui se transforme en angoisse.

Confinement de Mohamed Mouftakir. Dans ce court-métrage, Mohamed Mouftakir a, lui aussi, fait le choix de suivre son fils. Pendant cette période de pause forcée, il a voulu mettre en lumière une situation que beaucoup ont vécu : l’introspection.

Grandmas Hands d’Hassan Ouazzani. Il a choisi de filmer les mains de sa grand-mère. Usées par le temps mais toujours habiles, elles deviennent pendant quelques minutes les actrices principales de ce court. Avec elles, il aborde le thème de l’éloignement familial.

Dreaming de Raja Saddiki. « Aujourd’hui nous sommes des milliards à rêver de revivre comme avant, de pouvoir être avec nos mères, nos amis, d’aller à la plage, d’être en contact avec les gens et la nature… Comme tous, nos rêves n’ont jamais été aussi simples que de retrouver notre vie d’avant » explique la réalisatrice. Le cœur de son œuvre reflète cette envie, et la nostalgie du monde d’avant, grâce à un mélange d’images réelles et de dessins animés par la jeune dessinatrice marocaine, Majda Jarbili.

Les cinq courts-métrages sont disponibles ici.

Sources :
http://www.2m.ma/fr
https://leseco.ma
https://lnt.ma

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