Maroc / Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan

La 24ème édition du Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan, sous le thème « Cinéma et Libertés », a eu lieu du 24 au 31 mars. Cette manifestation sous le Haut patronage du Roi a été initiée par la Fondation du Festival cinéma méditerranéen de Tétouan, l’Institut Français de la ville, l’Association Bolloré Logistics, la direction régionale du ministère de l’Education nationale de Tétouan.

La réalisatrice grecque Dora Masklavanou a décroché le prix Tamouda du meilleur long métrage de fiction pour son film « Polyxeni ». La coproduction serbo-bulgare  « Requiem pour madame J » de Bojan Vuletic a quant-à elle remporté le prix spécial du jury ainsi que le prix de la critique.

L’acteur palestinien Mohammed Bacri et l’actrice italienne Luiza Ranieri ont décroché  les prix de l’interprétation masculine et féminine. Respectivement pour leurs rôles dans les films « Wajib » d’Annemarie Jacir et «  Veleno » de Diego Olivares. Le prix de la première œuvre a été obtenu par la Géorgienne Ana Urushadze pour son long-métrage « Scary mother ».

Du côté des documentaires, l’Anglaise d’origine marocaine Tala Hadid a remporté le grand prix de la ville avec « Maison dans la prairie ». Le prix du jury a été attribué à l’Italien Emiliano Dante Valentina pour son film « Appenino ». Enfin, les réalisatrices espagnoles Sofia Catala et Rosa Pérez Masdeu ont reçu le prix de la première œuvre pour « colis suspect ».

 En parallèle du festival s’est tenue une table ronde sur l’avenir et le développement du cinéma marocain. La nécessité de mettre en place de nouvelles politiques en matière de distribution est ressortie de cet événement. Les salles de cinéma sont nombreuses à fermer et n’existent pas dans toutes les villes du Royaume ce qui fait que le cinéma marocain a du mal à atteindre le public. Pour le distributeur Najib Benkiran, le Maroc a une politique cinématographique avancée au niveau de la production mais qui s’arrête au niveau de la distribution. Les participants à la table ronde ont aussi insisté sur la nécessité d’investir dans la formation de professionnels du cinéma dans tous les domaines. Ils ont aussi relevé le manque d’implication du secteur privé, l’absence d’une législation spécifique au secteur, la faiblesse des subventions et le manque de diversité du cinéma marocain sur les genres de films. Le cinéaste et critique Mohammed Chrif Tribak a quant à lui suggéré la création d’une institution nationale chargée de l’examen des possibilités de promotion du film marocain à l’étranger afin d’ouvrir le cinéma marocain aux marchés extérieurs.

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Sources:Le matin.ma, libe.ma

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