France / Le cinéma méditerranéen sous les projecteurs du festival de Cannes

La 71ème édition du festival de Cannes a eu lieu du 8 au 19 mai. A côté de la compétition principale, des compétitions parallèles ont également  récompensé des réalisateurs méditerranéens.

Section principale

Dans la compétition principale, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki s’est distinguée avec son troisième long métrage, « Capharnaüm » avec lequel elle a obtenu le prix du jury. Ce film se situe à la frontière du documentaire et de la fiction et a nécessité trois ans de recherches. Il suit l’histoire d’un enfant de 12 ans, Zain, sans papiers dans les rues de Beyrouth. Il prend soin de sa sœur et du bébé d’une clandestine éthiopienne. Dans ce film de fiction tout est vrai et les acteurs non professionnels ont vécu des histoires équivalentes. Zain est interprété par Zain Alrafeea, dont le prénom a été conservé, un jeune réfugié syrien de 14 ans repéré dans la rue.

La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher est une autre lauréate de la compétition principale avec son film « Heureux comme Lazzaro » pour lequel elle a remporté le prix du meilleur scénario ex-æquo avec le scénariste iranien Nader Saeivar pour « Trois Visages » de Jafar Panahi.

Quinzaine des réalisateurs

La quinzaine des réalisateurs qui fêtait sa quinzième édition a aussi permis de mettre à l’honneur le cinéma méditerranéen. Si la quinzaine est non-compétitive, ses partenaires y décernent des prix. Le Français Pierre Salvadori y a remporté le Prix SACD pour « En liberté ! », le Label Europa Cinemas a été remis à Gianni Zanasi pour « Troppa Grazia » et Gaspard Noé a remporté le CICAE Art Cinema Award avec « Climax ».

D’autres films méditerranéens ont été présentés dans cette section, du côté français on a pu y voir « Amin » de Philippe Faucon, « Les confins du monde » de Guillaume Nicloux, « Le monde est à toi » de Romain Gavras et le premier long métrage de Marie Monge ; « Joueurs ». Ensuite, les films « Petra » de Jaime Rosales et « Carmen et Lola » d’Arantxa Echevarria ont représenté l’Espagne et « The Road » de Ognjen Glavonic la Serbie. Enfin, le Tunisien Mohamed Ben Attia a proposé son film « Weldi, mon cher enfant ».

Oeil d’or

La Scam en partenariat avec l’Ina a également pu récompenser le meilleur documentaire avec le prix de l’Œil d’or, reçu cette année par « La Route des Samouni », de l’Italien Stefano Savona. Ce documentaire a été produit par Picofilms et Dugong Films avec Rai Cinema et Alter Ego Production, en coproduction avec ARTE France Cinéma ainsi qu’ARTE France Unité Société et Culture. Le français Michel Toesca a reçu une mention spéciale pour « Libre ».

Sources : Le monde, europe 1, the jakarta post, cineuropa,, france info, telerama, le figaro, première

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